Plan santé mentale : 100 postes annoncés.

Concrètement, ça donne quoi ?

Elle s’appelait peut-être Léa, ou Amine, ou Jade. Elle a poussé la porte de l’infirmerie un matin. Elle n’allait pas bien. L’infirmière était là — seule, débordée, indispensable ce jour-là. C’est pour elle, et pour tous les élèves comme elle, que le SNIES-UNSA Éducation prend la parole aujourd’hui.

Ce que le gouvernement annonce

100 postes d’infirmiers scolaires supplémentaires, répartis entre trente académies. Toulouse reçoit 7 postes. La Corse, 1. Versailles, — l’académie la plus peuplée de France — en reçoit 2.

Deux infirmières supplémentaires. Pour toute une académie. En 2026.

Nous ne rejetons pas ces postes. Chaque poste créé, c’est une infirmière de plus, un élève de plus accompagné. Mais soyons honnêtes sur ce que ces 100 postes changent vraiment.

Ce que ces 100 postes changent concrètement

La réalité en deux chiffres

La réalité de nos collègues tient en deux chiffres. Le premier, vous le connaissez. Le second, le gouvernement préférerait qu’on ne le calcule pas.

12 minutesC’est le temps infirmier hebdomadaire par élève aujourd’hui. Douze minutes pour détecter une dépression, accueillir un adolescent en crise, être parfois le seul adulte de confiance dans la vie d’un enfant qui s’effondre..

Le gouvernement annonce 100 postes supplémentaires. Combien de minutes de plus cela représente-t-il pour chaque élève ?

1 secondeC’est le temps gagné par élève et par semaine grâce aux 100 postes annoncés. Une seconde. Pas une de plus.

Une seconde. Voilà ce que le gouvernement appelle une réponse à la crise de santé mentale de nos élèves.

Ce que le SNIES fait, maintenant

Nos secrétaires académiques ont été mandatés cette semaine pour exiger de chaque rectorat un groupe de travail — avant que ces postes soient répartis sans vous, sans nous, sans dialogue.

Ce sont nos collègues qui savent où ces postes sont nécessaires. Elles connaissent les établissements sans infirmière depuis deux ans, les secteurs isolés, les collèges REP où la file d’attente ne désemplit pas. Nous porterons leur voix dans chaque rectorat.

Et nous exigeons du ministère ce qui manque vraiment :

  • Un plan pluriannuel de recrutement avec des objectifs annuels opposables
  • Un ratio élèves/infirmier inscrit dans la loi
  • Une revalorisation à la hauteur de ce que vous portez chaque jour
  • Des moyens spécifiques et pérennes pour la santé mentale — distincts des enveloppes générales
  • Un soutien renforcé aux infirmiers isolés, dans les zones rurales, dans les outre-mer

Parce que derrière chaque poste non créé, il y a un élève qui a poussé une porte — et qui n’a trouvé personne.

SNIES-UNSA Éducation — Avec vous. Pour eux.

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