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Académie de Montpellier — Conditions de travail des INFENES : le SNIES UNSA Éducation, force de proposition, obtient des avancées concrètes
Dans l’académie de Montpellier, le SNIES UNSA Éducation poursuit un travail de fond sur les conditions de travail des INFENES. Lors du second groupe de travail réuni au rectorat le vendredi 29 mai 2026, et fortes des remontées de terrain de nos collègues, nos représentantes ont été entendues. Une nouvelle illustration de notre méthode : écouter le terrain, documenter, proposer.
Des propositions concrètes qui verront le jour à la rentrée
Plusieurs propositions portées par le SNIES dès le premier groupe de travail vont se concrétiser à la rentrée 2026 :
Rompre l’isolement. Les collègues pourront bénéficier de temps de concertation et d’analyse de pratiques professionnelles, pour échanger sur leurs difficultés et ne plus rester seules face aux situations lourdes.
Mieux faire connaître nos missions et notre cadre. Pour limiter la pression hiérarchique, une formation de l’ensemble des personnels de direction sur nos missions et notre cadre professionnel est actée. Une capsule ou un webinaire est en préparation par Laurence Lucereau pour la rentrée 2026. Des réunions de réseau avec les personnels concernés pourront également être mises en place.
Sécuriser l’usage du registre RSST. Nous avons souligné la crainte de représailles qui freine encore les collègues à saisir le registre santé et sécurité au travail. Il a été rappelé que le chef d’établissement n’est pas le seul destinataire de la fiche RSST, et que cet outil reste un levier essentiel pour faire évoluer les situations.
Clarifier les 10 % de temps de travail. Le cadrage est rappelé : la répartition des 10 % figure dans le courrier adressé à chaque chef d’établissement en septembre, et elle se justifie au moment du rapport d’activités de fin d’année — et non en amont. Avancée attendue de longue date : les différents courriers de cadrage des INFENES fusionneront dès la rentrée en une circulaire unique assortie de fiches pratiques.
Des chantiers ouverts, sur lesquels le SNIES continuera de porter des propositions
D’autres difficultés ont été soulignées et des pistes esquissées, sans engagement ferme à ce stade. Le SNIES y reviendra :
- Surcharge de missions et consultations : nécessité de temps de consultation dédiés à la santé mentale, à la protection de l’enfance et aux situations lourdes.
- Matériel informatique : besoin d’un équipement efficient et d’une dotation de portable avec clé OTP pour le premier degré.
- Postes inter-degrés : refonte des secteurs pour plus d’équité, allègement des secteurs comptant trop d’écoles, et véritable transparence sur le nombre d’élèves par secteur et l’établissement de rattachement lors de l’attribution des postes.
- Protection de l’enfance : demande d’une procédure harmonisée à l’échelle de l’académie, a minima alignée sur celle des chefs d’établissement.
- Formation : l’offre de l’EAFC reste inadaptée aux INFENES et hors du cadre obligatoire de la certification.
- Frais de déplacement : malgré une amélioration de la rapidité des remboursements (notamment dans l’Aude), des disparités demeurent selon les départements ; un tutoriel plus complet est à l’étude.
Nous avons également proposé d’associer à ces groupes de travail des chefs d’établissement et des secrétaires généraux, afin de construire ensemble l’amélioration de nos conditions de travail et le respect de notre cadre professionnel.
Une méthode qui porte ses fruits
Ce second groupe de travail n’a pas permis de traiter l’ensemble des difficultés, mais d’en dresser l’inventaire et d’obtenir de premières avancées tangibles. Un prochain groupe de travail se tiendra à la rentrée : le SNIES UNSA Éducation y sera présent et formulera de nouvelles propositions.
Réformiste et force de proposition, le SNIES UNSA Éducation démontre, dans l’académie de Montpellier comme ailleurs, qu’un syndicalisme du dialogue et de la construction obtient des résultats concrets pour les INFENES.
