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Questionnaire VSS : ce que nous avons entendu, et les outils pour tenir

Questionnaire VSS

Ce que nous avons entendu, et les outils pour tenir

Le 4 novembre, des infirmières de 26 académies ont participé au webinaire national du SNIES-UNSA Éducation sur le questionnaire de repérage des violences. Pas de leçon de morale, pas de consigne : un temps pour dire ce qui se passe dans les établissements, remettre le texte à sa place et repartir avec des réflexes.

SNIES-UNSA Éducation · publié le 5 novembre 2026

Ce que vous nous avez dit

Dans une académie, une collègue est affectée sur dix-sept écoles pour la passation. Ailleurs, un chef d’établissement demande à l’infirmière d’assurer seule les séances d’EVARS et la passation dans dix-huit classes. Des calendriers sont imposés sans que les personnels de santé aient été associés, des binômes sont incomplets, des déplacements ne sont pas pris en charge, des absences pour réunion syndicale sont contestées. Et partout la même question : comment faire face, dans le temps que l’on a, à ce qu’un enfant va peut-être dire.

Ces témoignages ne restent pas entre nous. Le SNIES est en lien direct avec la direction générale de l’enseignement scolaire depuis septembre et transmet chaque semaine, académie par académie, des faits datés et anonymisés. C’est par ce circuit que des corrections du guide ont déjà été obtenues avant sa publication, et que la protection des personnels qui estiment ne pas être en mesure d’assurer la passation a été adoptée au Conseil supérieur de l’éducation le 1er octobre.

Ce que le texte dit vraiment

Le décret et le guide de mise en œuvre sont plus protecteurs que beaucoup de consignes locales. Six points à connaître, et à citer mot pour mot quand il le faut.

Le planning n’est pas celui de l’infirmière : le questionnaire est renseigné sous la responsabilité de deux personnels désignés par le directeur d’école ou le chef d’établissement, et les professionnels de santé sont associés au choix de la date. La passation se fait en binôme, un enseignant et un personnel médical, infirmier, de service social ou psychologue ; si le binôme est incomplet, la séance est reportée. Les séances d’EVARS sont dues par l’établissement et portées par l’équipe, l’infirmière y contribue, elle ne les remplace pas. L’objectif d’une passation avant Noël est un objectif, pas une obligation : le dispositif peut être prolongé. Les personnels qui estiment ne pas être en mesure d’assurer la passation peuvent se signaler pour qu’un autre personnel soit identifié. Enfin, l’obligation d’organiser les sessions pèse sur l’établissement, donc sur la direction.

Un chef d’établissement discute une opinion, pas un décret. Pas besoin d’argumenter : citez, puis proposez de construire le calendrier ensemble.

Trois réflexes

Par écrit, toujours : un mail de trois lignes après chaque échange, c’est votre calendrier qui fait foi. La conseillère technique en copie : elle fera redescendre vers le chef d’établissement ce que le rectorat n’a pas encore écrit. Une ligne datée pour ce que vous n’avez pas pu faire, et pourquoi : c’est ce qui vous protège, et c’est ce qui nous sert au ministère.

Les outils à télécharger

  • Le support du webinaireTélécharger le support (PDF, 16 pages)
    Ce que le texte dit, le syndrome du sauveur, l’arithmétique du temps, la phrase à dire, ce qui part à la DGESCO.
  • La fiche « Six phrases à avoir sur soi »Télécharger la fiche (PDF, 1 page)
    À imprimer et à glisser dans l’agenda : six situations, la citation exacte du décret ou du guide, la source.
  • Une garantie n’est pas respectée dans votre établissement ? Dites-le-nous, deux minutes, anonyme si vous le souhaitez : formulaire de remontée des difficultés. Ou un mail à snies@unsa-education.org, objet « VSS + votre académie », avec trois lignes : ce qu’on vous a demandé, ce que vous avez répondu, ce qui s’est passé.

    Une remontée, c’est une correction possible. Dix remontées sur le même sujet, c’est une instruction du ministère aux recteurs.

    Vous serez au rendez-vous. Faites-le à votre mesure.

    Un enfant qui aura parlé a besoin de vous le lendemain, et la semaine suivante, et en janvier. Une infirmière qui tient, c’est une porte qui reste ouverte. Vous n’êtes pas seules, et vous n’avez pas à tout faire.

    Gwenaelle Durand, Secrétaire Générale, SNIES-UNSA Éducation · 06 64 32 32 48 · snies@unsa-education.org

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